Qu'es-ce que le Psyllium ?

 

Le psyllium, une puissante fibre soluble

 

Le psyllium encore appelé ispaghul, est surtout cultivé pour ses précieuses graines – et plus particulièrement leur enveloppe (le tégument) – très riches en fibres solubles (mucilages).

Vous avez à votre disposition :

  • Le psyllium blond (Plantago ovata) – plantain des indes – cultivé en Inde et au Pakistan.

  • Le psyllium noir (Plantago psyllium) – plantain de Provence – du bassin méditerranéen et du Moyen Orient.

L’OMS, ne fait pas de distinctions d’efficacité entre les deux.

Lutte contre la constipation chronique

Tout comme le bêta-glucane de l’avoine, les graines de chia et de lin, le konjac ou encore la pectine, les fibres solubles des graines de psyllium ne sont ni digérées ni absorbées par l’intestin, et de ce fait, elles ne fournissent pas d’énergie.

De par leurs forts pouvoirs hydrophiles, elles forment un gel de consistance visqueuse qui augmente la masse fécale et modifie la consistance des selles. Ses fibres normalisent donc les fonctions intestinales par un mécanisme physique, en augmentant le volume des selles et leur teneur en eau ; leur redonnant une consistance qui en facilite l’évacuation. Il s’agit donc d’un laxatif doux – encore appelé laxatif de lest ou de masse – qui facilite la rééducation de la fonction intestinale.

Elles stimulent moins le péristaltisme que les fibres insolubles (du blé par ex.) mais le font plus doucement et peuvent se conseiller chez les personnes ayant des intestins fragiles, un intestin irritable et chez les femmes enceintes.
Globalement, les fibres solubles favorisent l’équilibre du microbiote intestinal et seraient préconisées dans la prévention des risques de cancers digestifs et colorectaux.

L’avantage notable avec les fibres solubles de psyllium, par rapport aux fibres insolubles, est qu’elles peuvent également se conseiller en cas de diarrhées ou de selles molles afin de normaliser le transit.

Diminue le LDL-cholestérol sanguin

Plusieurs études, réalisées entre 1991 et 2000 sur des hommes et des femmes hypercholestérolémiques, soumis à des régimes pauvres en graisses, ont démontré qu’une supplémentation en fibres de psyllium (10-15 g/jour) diminuait significativement les niveaux de LDL-cholestérol par rapport au placebo. 1 – 2

Les scientifiques pensent que le psyllium abaisse le cholestérol LDL principalement par stimulation de la synthèse des acides biliaires et en inhibant l’absorption du cholestérol alimentaire. 3

Aux Etats-Unis, la FDA, (Food and Drug Administration) a autorisé sur les produits alimentaires contenant au minimum 1,7 g de fibres solubles provenant des téguments de psyllium, l’utilisation d’une allégation santé « peut réduire le risque de maladie coronarienne ». En Europe cette allégation a été refusée.

Baisse du taux de glucose sanguin

Ses fibres solubles ralentissent la vidange de l’estomac et retardent l’absorption des glucides dans l’intestin grêle, ce qui diminue la glycémie post-prandiale quand elles sont prises pendant les repas principaux. Comme elles freinent la montée de la glycémie, les graines de psyllium se conseillent donc aux prédiabétiques et aux diabétiques.

Selon un essai clinique réalisé sur 141 patients, la prise de psyllium 20 minutes avant les deux principaux repas diminue les symptômes du syndrome métabolique : baisse de la pression systolique et diastolique, de l’IMC, de la glycémie à jeun, de l’HbA1c, du LDL-cholestérol et des triglycérides. 4

Un impact sur la satiété

Les graines de psyllium, prises avant un repas avec un grand verre d’eau, prolongent la sensation de satiété et permettent ainsi d’avoir faim moins rapidement et de mieux gérer son poids.

Pourquoi conseiller la poudre de psyllium bio par rapport aux médicaments ?

Comparé aux spécialités pharmaceutiques, la poudre ne contient que du psyllium et aucun excipient douteux : Agiolax (paraffine), Transilane (saccharine ou aspartame), Spagulax (saccharine), Parapsyllium (paraffine), Psylia (saccharine).

Vos conseils

Vous pouvez conseiller entre 5g et 20g, en augmentant graduellement selon les besoins.

Sous forme de graines, elles doivent être mises à tremper dans 250 ml d’un liquide, le matin pour le soir ou la veille pour le lendemain.
Sous forme de poudre, elle s’incorpore dans de l’eau, un jus de fruit, un produit laitier nature, le pain maison, la soupe …

Contre-indications

Occlusion intestinale, fécalome (bouchon de selles) et prise de lithium (car il diminue l’absorption).

 

Angélique Houlbert
Nutritionniste

Quelles sont les fibres qui nous aident à mincir ?

Nos conseils pour bien les choisir

 
 

Les fibres, tous les experts santé nous disent qu’il faut en consommer davantage parce que c’est bon pour le transit et la minceur. Oui mais, concrètement, on fait comment ? Explications et petites ruses pour avaler un max de fibres sans changer radicalement son alimentation.

En augmentant nos apports en fibres, on a tout à gagner ! Car leurs bienfaits des fruits apportent du sucre qui, même naturel, reste du sucre. Bon à savoir : les légumes cuits contiennent plus de fibres solubles, les légumes crus plus de fibres insolubles. C’est important de varier les deux : crus en salades, cuits vapeur, à l’étouffée, en gratin, potage… Pour les somment des aliments céréaliers complets et qui atteignent l’apport conseillé de 25 à 30g par jour ont 50% de chances supplémentaires de rester minces. Par quel miracle ? Les fibres ont un effet coupe-faim naturel, un atout indispensable lorsqu’on veut contrôler son poids et ses apports caloriques. Mais les fibres, c’est quoi exactement ? Par définition, c’est un ensemble de composants non digestibles qui sont contenus dans certains aliments (fruits, légumes, produits complets). Mais encore ? Il en existe deux catégories :

Les fibres solubles, le secret pour mincir

Les fibres solubles ont la particularité de former une sorte de gel dans le tube digestif où elles se lient aux graisses. Elles diminuent ainsi l’absorption du cholestérol et des graisses et ralentissent la digestion des glucides (sucres), ce qui freine la montée de la glycémie (taux de sucre sanguin). Elles abaissent alors l’index glycémique du repas et évitent une trop forte sollicitation de l’insuline impliquée dans la prise de poids et le diabète de type 2. Enfin, elles prolongent la sensation de satiété. Comme leur nom l’indique, les fibres solubles se dissolvent dans les liquides. Les bonnes sources : pommes, poires, aubergines, avoine, légumineuses...

Les fibres insolubles, l'ami du transit

Les fibres insolubles, elles, fixent l’eau dans le tube digestif et gonflent. Elles augmentent ainsi le volume du bol alimentaire et facilitent le transit. Les bonnes source : le son de blé, les céréales complètes, les choux, les épinards…

Les 4 conseils de base pour booster les fibres

Quand on sait que tout un chacun avale 11g en moyenne de fibres par jour, on est loin du compte préconisé par l’Anses et l’OMS. Une raison : nous consommons de plus en plus de produits raffinés, industrialisés, qui ont perdu leurs germes et leurs enveloppes naturels, lesquels abritent l’essentiel de leurs bons nutriments : vitamines, minéraux et fibres. Et nous mangeons aussi trop de protéines animales (viandes) qui sont dénuées de fibres. Pour atteindre notre quota quotidien, ce n’est pas si sorcier ! Voici ce qu’il faut faire :

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-Manger 5 fruits et légumes par jour, soit 400g, en privilégiant les légumes car les fruits apportent du sucre qui, même naturel, reste du sucre. Bon à savoir : les légumes cuits contiennent plus de fibres solubles, les légumes crus plus de fibres insolubles. C’est important de varier les deux : crus en salades, cuits vapeur, à l’éttoufée, en gratin, potage… Pour les fruits, mieux vaut les croquer car en version jus (et encore plus s’ils sont industriels), ils perdent leurs précieuses fibres.

-Privilégier les produits complets car les aliments à base de farine blanche sont d’une grande pauvreté nutritionnelle. Pour faire des gâteaux, des tartes ou du pain, prenez de la farine de sarrasin, d’épeautre, de millet, de lupin, de seigle… Pour le pain, préférez le pain complet, intégral, au son, le pumpernickel... Pour les pâtes : passez aux pâtes intégrales, au sarrasin, au quinoa, aux lentilles… Pour le goûter, savourez plutôt des biscuits aux céréales...

-Consommer des légumes secs : lentilles, pois cassés, pois chiches, haricots blancs, rouges, mungo… peuvent remplacer avantageusement les féculents. Associés à des légumes verts dans l’assiette, le tout est équilibré et cale bien. C'est le bon rempart contre le grignotage.

-Monter le son. Issu de l’enveloppe des graines de céréales, c’est un concentré de fibres. On en trouve en poudre au rayon diététique. Le son de blé est le plus efficace pour accélérer le transit. Le son d’avoine, lui, est un bon coupe-faim. La bonne dose ? De 1 à 2 cuillères à soupe par jour (= 3 à 6g de fibres) à incorporer aux potages, salades, purées, laitages, à une pâte à crêpe, à tarte… A choisir de préférence bio afin d'éviter les pesticides.

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7 petits trocs faciles pour avaler plus de fibres

Pour ne pas vous casser la tête, vous pouvez tout simplement commencer par faire quelques échanges malins.

Je remplace :

. Mes 80g de baguette du petit déj’ par 80g de pain complet ou de seigle = + 2g de fibres.

. Mes 50 g de corn flakes par 50g de flocons d’avoine ou de muesli (sans sucre ajouté) = + 2,5g de fibres.

. Mes 200g de pâtes ou de riz (poids cuit) par une assiette de légumes secs = + 7,5g de fibres.

. Mes 30g de biscuits apéro par 10 olives noires (30g) = + 3g de fibres.

. Mon steak de bœuf par un steak de soja = + 7g de fibres.

. Mes 20g de chocolat au lait (1 barre) par 20g de chocolat noir (20g) = 2,5g de fibres.

. Mes 3 biscuits au goûter par 8 amandes (non salées) ou 3 figues = + 3 g.

Vous voyez, ce n’est pas si compliqué ! Surtout, ça vaut la peine de modifier un tantinet ses habitudes. Essayez, et vous verrez rapidement vos efforts récompensés. Grâce à un apport correct de fibres alimentaires, vous aurez un ventre plus plat, un meilleur confort digestif et moins envie de grignoter… et beaucoup plus de facilité à mincir.

Le Régime sans résidus en pratique....

 

Le régime sans résidus est le plus strict des régimes "d’épargne digestive". S’il est déconseillé de le tester sans avis médical, il est important de le suivre à la lettre lorsqu’il a été prescrit.

Quel est le principe du régime sans résidus ?

Le régime sans résidus exclut les aliments contenant des composés qui ne sont pas totalement assimilables dans l’intestin grêle ("résidus") et qui parviennent jusqu’au côlon (gros intestin) en fin de digestion. Il s’agit principalement des aliments apportant des fibres : fruits, légumes, graines et céréales complètes1,2.

A qui s’adresse cette diète ?

Le régime sans résidus est prescrit :

  • Durant les 3 jours précédant une coloscopie (examen explorant la paroi interne du côlon) ou encore en préparation d’une intervention chirurgicale sur le côlon, le rectum ou l’anus. Quelques heures après une coloscopie, il est possible de reprendre son alimentation habituelle.

  • Lors des poussées aigues survenant au cours de la maladie de Crohn ou de la rectocolite hémorragique ; ou encore en cas de sigmoïdite diverticulaire : inflammation de la partie terminale du côlon appelée sigmoïde, due à la présence de diverticules (hernies de la muqueuse colique). A la suite de ces épisodes inflammatoires, il est conseillé de reprendre peu à peu une alimentation équilibrée et diversifiée, adaptée à la tolérance digestive de chacun3.

  • Les jours suivant une intervention chirurgicale sur l’appareil digestif, associé à une modification de la texture des aliments : liquide, semi-liquide ou molle. Le retour à une alimentation variée est recommandé dès que possible, mais il dépend du type d’intervention et de la tolérance de chacun. Il doit être guidé par le chirurgien, le gastroentérologue ou un diététicien spécialisé4.

Les aliments conseillés et déconseillés

Le régime sans résidus exclut :

  • Les fibres, que les enzymes digestives humaines ne sont pas capables de dégrader et qui sont pour la plupart fermentées dans le côlon.

  • L’amidon (glucide des féculents) dit résistant, difficilement dégradé par les amylases (enzymes qui servent à le digérer) après cuisson et réfrigération ou congélation (par exemple, dans des pâtes cuites conservées au réfrigérateur).

  • Le lactose (sucre du lait) qui peut occasionner une diarrhée en cas de déficit en lactase (enzyme qui le digère dans l’intestin grêle) permanent d’origine génétique ou transitoire, secondaire à une inflammation ou une altération de la muqueuse intestinale.

  • Les polyols : sorbitol, xylitol, maltitol, mannitol…, fermentescibles dans le côlon.

  • Les graisses cuites, les épices, l’excès de caféine ou d’alcool, susceptibles d’irriter les muqueuses digestives.

 

 

Aliments conseillés

Aliments déconseillés

Produits laitiers et boissons végétales

. Lait à teneur réduite en lactose en quantité modérée (Matin Léger® ou Grandlait léger et digeste®)

. Yaourts nature ou aromatisés

. Fromages à pâte pressée ou cuite : emmental, comté, gruyère, parmesan, gouda, mimolette, cantal, Babybel®, Bonbel®…

. Laits de vache, de chèvre, de brebis

. Fromages blancs, petits- suisses

. Yaourts avec morceaux de fruits

. Desserts lactés du commerce

. Fromages à croûte ou avec moisissures : camembert, munster, bleus…

. Boissons ou desserts à base de végétaux : soja, noix de coco, avoine…

Viandes, poissons, œufs et sources de protéines végétales

. Viandes maigres cuites sans matière grasse : steak, escalope de veau, filet de porc…

. Volailles sans leur peau et cuites sans matière grasse

. Jambons cuits sans le gras

. Tous les poissons frais ou surgelés cuits sans matière grasse

. Fruits de mer cuits sans matière grasse : crevettes, crabe, moules…

. Œufs cuits sans matière grasse

. Viandes grasses ou à cuisson longue : entrecôte, travers de porc, côtelette d’agneau, bœuf bourguignon, blanquette…

. Viandes crues ou fumées

. Toutes les charcuteries à l’exception des jambons cuits

. Poissons en conserve à l’huile

. Poissons panés

. Poissons crus ou fumés

. Fruits de mer crus : huîtres, palourdes, noix de Saint-Jacques…

. Œufs cuits avec de la matière grasse

. Tofu, seitan, plats cuisinés végétariens à base de soja ou de céréales

. Légumes secs

Pains et féculents

. Baguette ou pain de mie grillé maison

. Pain grillé ou biscottes du commerce à base de farine blanche

. Corn-flakes

. Pâtes ordinaires, riz blanc, semoule de blé, semoule de maïs (polenta), nouilles asiatiques : consommés directement après cuisson (non réfrigérés ou congelés)

. Tapioca

. Farines blanches, Maïzena®

 

. Pain frais

. Pains riches en fibres : complet, au son, au seigle, aux céréales…

. Pain grillé ou biscottes du commerce à base de farine complète

. Céréales de petit-déjeuner riches en fibres (flocons d’avoine, müeslis…) ou très sucrées

. Pâtes complètes, riz brun et autres féculents complets, sarrasin, millet, épeautre

. Farines complètes ou semi-complètes

. Pommes de terre, chips

Fruits et légumes

Aucun

. Tous, qu’ils soit frais, surgelés, en conserve, secs, confits, en jus ou nectars…

. Oignon, ail, échalote, cornichon, câpre…

Corps gras

. Beurre, margarines, huiles crus

. Tous les corps gras cuits

. Crème fraîche

. Sauces : mayonnaise, béarnaise, hollandaise…

Produits sucrés

. Sucre, miels

. Gelées de fruits

. Biscuits secs de type petits beurres, boudoirs, biscuits à la cuillère

. Confitures, crème de marron

. Chocolats, gâteaux au chocolat

. Pâte d’amande, nougat

. Sorbets, glaces et pâtisseries contenant des fruits

. Pâtisseries à la crème, viennoiseries

. Bonbons, chocolats et autres produits "sans sucres ajoutés" contenant des polyols : sorbitol, xylitol, mannitol, maltitol…

Boissons

. Eaux plates

. Eaux gazeuses selon tolérance

. Thé, café : maximum 2 à 3 tasses par jour

. Infusions (non laxatives) : maximum 2 à 3 tasses par jour

. Sirops : en quantité raisonnable

. Vin : en quantité raisonnable (maximum 2 verres par jour), sauf avis médical contraire

. Jus et nectars de fruits ou de légumes

. Sodas

. Chicorée

Divers

. Sel

. Vinaigre

. Moutarde ordinaire (sans graines)

. Herbes fraîches en petite quantité

. Bouillon de légumes maison passé

. Bouillon de légumes ou de volaille déshydraté du commerce

. Graines de lin, de chia, de sésame, de courge…

. Epices, herbes sèches

. Sauce tomate

. Moutarde à l’ancienne (avec des graines)

 

Quelques menus en pratique

Si vous devez suivre le régime sans résidus pendant quelques jours, vous pouvez vous inspirer des menus ci-dessous. Accompagnez les repas principaux de baguette grillée ou de biscottes, d’eau et éventuellement d’un verre de vin (au maximum).

 

 

Déjeuner

Dîner

Jour 1

- Soufflé au fromage maison : lait à teneur réduite en lactose, farine de blé de type 45, beurre ajouté en fin de cuisson de la béchamel, œuf, emmental

- Steak grillé

- Coquillette avec 1 cuillère à café de beurre

- Filets de merlan cuits au court-bouillon

- Riz thaï avec 1 cuillère à soupe d’huile de noisette

- Yaourt aromatisé à la vanille

Jour 2

- Crevettes

- Cuisse de poulet rôtie (sans la peau)

- Nouilles asiatiques cuites dans du bouillon de volaille

- Tapioca au lait maison : tapioca (perles du Japon), lait à teneur réduite en lactose, sucre, vanille.

- Omelette cuite sans matière grasse dans une poêle anti-adhésive.

- Polenta avec 1 cuillère à café de beurre et parmesan

Jour 3

- Filets de sardine au citron sans huile (en boîte : ne pas manger les condiments)

- Escalope de veau cuite dans du bouillon de légumes

- Tagliatelles avec 1 cuillère à soupe d’huile d’olive

- Yaourt aromatisé au citron

- Moules marinières (ne pas manger les condiments)

- Riz basmati avec 1 cuillère à café de beurre

- Cantal

Jour 4

- Œuf à la coque avec de la baguette grillée

- Cuisse de lapin cuite en papillote avec un bouquet garni

- Semoule de blé avec 1 cuillère à café de beurre

- Yaourt nature

- Crêpes au jambon maison : pâte et béchamel avec farine de blé de type 45 et lait à teneur réduite en lactose ; ajouter le beurre après cuisson de la béchamel ; jambon cuit fumé.

- Comté

Jour 5

- Gnocchis à la romaine maison : semoule de blé, lait à teneur réduite en lactose, œuf, emmental

- Filet mignon rôti (sans sauce)

- Farfalle avec 1 cuillère à soupe d’huile d’olive

- Saumon cuit au four avec du citron

- Riz gluant avec 1 cuillère à soupe d’huile de noix

- Yaourt aromatisé noix de coco

Jour 6

- Salade de riz et de crabe avec 1 cuillère à soupe d’huile de noisette

- Escalope de dinde cuite dans du bouillon de légumes

- Polenta avec 1 cuillère à café de beurre

- Gouda

- Œufs mollets

- Spaghettis avec 1 cuillère à soupe d’huile d’olive

- Semoule au lait maison : semoule de blé, lait à teneur réduite en lactose, sucre, fleur d’oranger.

Jour 7

- Noix de Saint-Jacques ou pétoncles cuites dans du bouillon de légumes

- Pintade rôtie (sans la peau)

- Semoule cuite dans du bouillon de volaille avec 1 cuillère à café de beurre

- Yaourt nature brassé

- Quiche au jambon maison : pâte brisée avec farine de type 45 et beurre ; garniture avec lait à teneur réduite en lactose, œuf, jambon cuit fumé, emmental (pas de crème fraîche ni de lardons).

 

Au petit-déjeuner et éventuellement au goûter :

  • Thé ou café léger ou infusion (camomille, verveine, tilleul…)

  • Baguette ou pain de mie grillé ou biscottes avec beurre ou margarine et éventuellement gelée de fruit OU corn-flakes OU biscuits secs

  • Fromage (cantal, comté, mimolette…) ou yaourt nature ou lait à teneur réduite en lactose (maximum 20 cl).

 

Les bénéfices du régime sans résidus

Le régime sans résidus permet de limiter la formation et l’évacuation de selles, ce qui facilite l’examen ou la chirurgie du côlon1,2.

En cas de poussée d’une maladie inflammatoire chronique de l’intestin, il soulage les symptômes digestifs : douleurs, ballonnements, diarrhée…1,2.

 

Les inconvénients du régime sans résidus

  • Le régime sans résidus est monotone : suivi au-delà de quelques jours, il peut "couper l’appétit" et favoriser la dénutrition. Il nuit aussi à la vie sociale.

  • Il est déséquilibré et carencé en de nombreux nutriments essentiels à la santé : notamment en fibres, qui au-delà de leur action sur le transit, contribuent à réguler la glycémie et la cholestérolémie (taux sanguins de sucre ou de cholestérol), en vitamines B9 et C, en bêta-carotène (ou pro-vitamine A) et en polyphénols, des composés présents dans les végétaux qui ont une action anti-oxydante ou anti-inflammatoire. Suivi durant plusieurs semaines, il nécessite la prescription par un professionnel de santé d’un complément de vitamines et de minéraux.

  • Il peut à moyen terme fragiliser la muqueuse intestinale. Il prive en effet les cellules intestinales d’"acides gras à chaîne courte" - des composés issus de la fermentation des fibres, du lactose et des polyols -, qui leur servent de carburant et facilitent leur renouvellement. L’un de ces acides gras, l’acide butyrique, contribuerait en outre à la prévention des cancers coliques (via une action contre la prolifération des cellules anormales)1.

  • Il favorise l’appauvrissement du microbiote intestinal (flore intestinale). Une étude récente menée par des chercheurs Australiens, a montré qu’un régime sans FODMAPs (acronyme désignant les fibres et les sucres fermentescibles dans le côlon) - excluant la plupart des fibres, le lactose, le fructose et les polyols -, très proche d’un régime sans résidus, aboutit au bout de 3 semaines à une diminution de l’abondance des microorganismes présents dans les intestins5-6. Or, de multiples travaux publiés depuis une dizaine d’années font un lien entre faible diversité ou faible densité du microbiote intestinal et risque plus important de développer de nombreuses maladies, de l’obésité aux maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, en passant par le diabète de type 2 et les allergies. Sans aller jusqu’à un régime sans résidus strict, la plupart des personnes souffrant d’une maladie de Crohn, d’une rectocolite hémorragique ou d’un syndrome de l’intestin irritable ("colite"), élimine beaucoup d’aliments de leurs repas7-8. Or, selon le Dr Elena Verdù, de la Chaire de recherche sur l’inflammation, le microbiote et la nutrition à l’Université MacMaster au Canada, la sensibilité intestinale est liée aux interactions existantes entre l’alimentation et les bactéries composant le microbiote : un régime trop restrictif pourrait renforcer les symptômes digestifs au lieu de les soulager8 !

 

Si le régime sans résidus est incontournable dans certaines situations, il est souhaitable de ne pas le suivre plus que le temps nécessaire. Prescrit pour soulager des troubles aigus ou à la suite d’une chirurgie digestive, il est essentiel de l’élargir avec les conseils d’un professionnel de santé, médecin ou diététicien. Les aliments temporairement éliminés doivent être réintroduits un par un, de façon à en vérifier la tolérance (variable d’un individu à l’autre).

 

Ecrit par:

Florence Daine

Journaliste nutrition

 

Révision médicale : Dr Jesus Cardenas, Directeur médical de Doctissimo, 27 juin 2014

Sources :

  1. S. Gomila, M. Romon. Le régime sans résidus. CND. 2004 ; 39 (4) : 290-92.

  2. Société Nationale Française de Gastroentérologie (SNFGE) et Club de Réflexion des Cabinets et Groupes d’Hépato-Gastroentérologie (CREGG). Fiche régime sans résidus. 2017.

  3. Haute Autorité de Santé (HAS). Guides : "La prise en charge de votre maladie de Crohn" et "La prise en charge de votre rectocolite hémorragique". Octobre 2008.

  4. S. Gougis, B. Guy-Grand. Conseil diététique et chirurgie digestive de l’obésité. CND. 2004 ; 39 (5) : 329-33.

  5. FODMAPs : Fermentable Oligo-,Di-, Mono-saccharides And Polyols. Fibres, sucres et polyols fermentescibles. Le régime sans FODMAPs  a été conçu par des chercheurs Australiens en vue de soulager les troubles digestifs des personnes souffrant d’intestin irritable.

  6. E.P. Halmos & al. Diets that differ in their FODMAP content alter the colonic luminal microenvironment. Gut. 2015 ; 64 (1) : 93-100.

  7. Enquête de l’Afa Crohn-RCH (Association française Aupetit maladie de Crohn - rectocolite hémorragique). 2017.

  8. Workshop : Nutrition and the human gut microbiome: What should health professionals know for their daily practice?", dans le cadre du Sommet Mondial sur le microbiote intestinal et la santé (Gut Microbiota for Health Summit). Mars 2017. Interventions des Drs Elena Verdù, Magnus Simrén et Joseph Murray.